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Le CLS vu par... Delphine Alexandre

Le CLS vu par... Delphine Alexandre

Vice-Présidente du Conseil Régional de Bretagne - Eau et santé

Pourquoi le Conseil régional est-il signataire du CLS du Pays de Brest et le soutient-il ?
« La Région Bretagne est en effet signataire du CLS du Pays de Brest comme de tous les CLS bretons, car nous pensons qu’il est nécessaire de piloter les politiques publiques de santé à l’échelle locale afin d’adapter les réponses apportées aux habitants et habitantes d’un territoire. De plus, le CLS a un fort effet levier sur les inégalités sociales et territoriales de santé puisqu’il impulse des dynamiques pluridisciplinaires et partenariales permettant d’agir sur l’ensemble des déterminants de la santé de la population.
Par ailleurs, nous partageons les objectifs du CLS du Pays de Brest articulés autour des 4 axes stratégiques, en particulier ceux qui concernent la prévention et la promotion de la santé, les populations vulnérables et leurs aidants, ainsi que l’innovation et la participation citoyenne. 
Avec la nouvelle feuille de route santé 2025-2029, la Région souhaite clairement réaffirmer sa volonté d’agir en faveur de la santé des Bretons et Bretonnes, pas uniquement à un niveau global ou stratégique, mais vraiment au plus près des territoires, et cela passe par le soutien aux CLS. Dans le cadre du CLS du Pays de Brest, nous avons notamment soutenu, en 2025, le déploiement d’une formation en santé mentale à destination des acteurs et actrices intervenant auprès de jeunes. De façon plus globale, notre soutien repose sur la mobilisation des dispositifs portés par la Région (BoosTerr’Santé, Corres’Santé, AAP PRSE4, et autres). 
Et je veux le dire clairement : la Région n’est pas seulement signataire. Nous souhaitons être pleinement acteurs de ces espaces de travail et de pilotage, aux côtés des territoires, au service des populations.
Être signataire du CLS du Pays de Brest, c’est donc soutenir une démarche territoriale structurante, renforcer le partenariat avec l’État, l’ARS, les collectivités et les acteurs locaux, et surtout contribuer très concrètement à la mise en œuvre de notre feuille de route santé régionale. »


De quelle manière le Conseil régional agit-il sur les questions de santé auprès des Bretonnes et des Bretons ?
« La Région Bretagne agit très directement sur les déterminants de santé : la formation, l’aménagement du territoire, la prévention, l’environnement, l’économie, la mobilité, la recherche et l’innovation. Voici quelques exemples de notre intervention : 
Nous accompagnons les territoires et les acteurs et actrices de santé en développant des outils à destination des collectivités : portraits de territoires et outils cartographiques en ligne avec des focus spécifiques quand c’est nécessaire, par exemple sur la santé des jeunes, l’environnement ou la prévention du suicide. L’objectif est de permettre aux territoires de disposer de données partagées et objectivées pour construire des actions adaptées à leurs réalités.
Ensuite, la Région est investie depuis plus de 20 ans sur la santé des jeunes. Elle travaille en effet sur le renforcement de l’éducation à la santé, l’accès à la santé pour toutes et tous et la réduction des risques en milieu festif. 
Nous contribuons également au maintien de l’offre de soins de premier recours en soutenant les initiatives de centres de santé et unités mobiles en santé dans les territoires les plus en difficulté. 

Enfin, nous investissons dans le développement des compétences et la prévention. Cela se traduit notamment par la formation des professionnels sanitaires et sociaux et par l’accompagnement des lycéens et des professionnels des lycées. 
En agissant sur ces déterminants, la Région contribue à transformer durablement les conditions de vie, et donc la santé des Bretonnes et des Bretons, en cohérence avec notre feuille de route santé. Nous accompagnons l’ensemble des territoires bretons mais nous assumons aussi un principe fort : porter une attention particulière aux territoires qui présentent des vulnérabilités. Parce que ce sont souvent là que les inégalités de santé sont les plus marquées, et que l’action publique doit être la plus volontariste. »

De votre point de vue, quelle est la plus-value des CLS pour les territoires ?
« Les CLS ont une plus-value essentielle, parce qu’ils permettent de donner à la santé une dimension locale et partagée.
Ils permettent d’abord une meilleure connaissance des besoins. Par la réalisation de diagnostics territoriaux préalables, les CLS aident les acteurs et actrices à identifier les priorités de santé, telles qu’elles sont vécues par les habitant.es et les professionnel.les.
Ils renforcent ensuite la gouvernance partenariale, favorisent le travail en commun et permettent de décloisonner les politiques publiques, ce qui est indispensable aujourd’hui.
Cette gouvernance partagée permet aussi de construire des actions plus adaptées et plus efficaces, parce qu’elles répondent directement aux besoins des populations, en particulier dans les territoires les plus fragiles ou les plus isolés.
Enfin, pour la Région, les CLS sont des leviers importants permettant de décliner localement les orientations de la feuille de route santé 2025-2029. »